
Ce jeudi 29 juin, 33
randonneurs de Rosko-rando débarquaient à Batz entre 10h et 10h15, accueillis
par Jory, qui venait, enfant, passer ses vacances à Batz et îlien depuis plus
de 10 ans. Il a été notre guide pour cette journée. Ainsi, le tour rituel de
l’Ile aura cette fois-ci révélé quelques sites et informations inconnus de la
plupart d’entre nous. Jory a vraiment
bien fait les choses, nous épargnant la pluie malgré les gros nuages du matin, comme
la trop lourde chaleur.
Commençant le tour par l’ouest, nous avons rejoint le bourg
où le 2ème personnage de l’Etat français possède une maison de
vacances, nous avons admiré la petite plage de Farah Diba, nommée ainsi en
souvenir de l’étudiante qui vint passer des vacances à Batz avant de devenir
l’épouse du Shah d’Iran, nous avons dépassé la Mairie qui conserve le vase
offert par cette architecte devenue impératrice et poursuivi notre chemin
jusqu’au môle et à l’abri du canot de sauvetage. Nous avons longé la plage du Poul C'horz,
découvert une fontaine restaurée, apprenant que si l’ile avait quelques
sources, les maisons devaient, dans le temps, disposer d’une citerne. L’eau et
l’électricité sont maintenant acheminées depuis le continent par câble sous-marin.
On a grimpé jusqu’au Keb qui offre un beau point de vue à 360° ; ses
panneaux émaillés renseignent sur l’activité de l’Ile. Il n’y manque plus
qu’une table d’orientation.
L’ile a compté plus de 2 000 habitants et entre 10 et
15 moulins. Les trois moulins restants sont des résidences secondaires. Une
quinzaine de bateaux de pêche et 10 à 15 familles d’agriculteurs marquent
l’activité économique permanente de Batz. Nous avons surplombé la très belle
plage de Porz Reter, parfois envasée par l’eau du Prat où cet hiver, la chasse
a été donnée à 200 ragondins endommageant les cultures.
Puis nous avons rejoint la maison du Corsaire, construite
avant la Révolution française et descendu jusqu’au banc des amoureux…De là, si
on lève les yeux sur l’horizon, on distingue bien le Men brein, rocher pourri
ainsi nommé par les pêcheurs. Jory, devant Toul ar zarpant (trou du serpent)
nous a raconté la légende de St Pol Aurélien, jetant le dragon à la mer grâce à
son étole. Longeant la côte nord, nous nous sommes abrités du vent au Roc'h
pour pique-niquer. Sur cette côte soumise aux tempêtes, les galets amassés
forment une digue protégeant les champs. Digue qu’il faut parfois reformer à
grand coup de pelleteuse, lorsque la tempête a été trop forte.
Le chemin côtier nous a fait longer la grève blanche, la
plus grande plage de l’ile. Puis le groupe s’est scindé, quelques-unes plus un
allant se baigner sur une plage abritée, les autres continuant le chemin
côtier. On s’est retrouvés pour une visite rapide des ruines de la chapelle Ste
Anne et pour un pot offert par Rosko Rando dans un agréable jardin.
Nous avons marché 13 km sur l’île, sans avoir le temps de
visiter le phare et son musée, le jardin G. Delaselle. Une autre fois
peut-être….
Des photos de cette journée à partager ICI