
Le 11 janvier à l’espace Méheut, Matthieu Bellier, de Rosko rando, a
présenté les oiseaux les plus fréquents du littoral roscovite visibles
en cette saison. Il a appris aux adhérents de l’association à les
reconnaître à partir de photos qu’il a réalisées en marchant.
Comment procédez-vous ?
Il
faut se fondre dans le paysage, tenue sombre et le plus silencieux
possible. S’adapter à la météo et aux horaires des marées, 2 heures
avant ou après la pleine mer est idéal. Et bien sûr prendre son temps et
être toujours prêt à s’arrêter. Je regarde autour de moi, observe et
suis toujours à l’écoute pour détecter chants et cris. Il faut être
constamment émerveillé par la nature. Côté équipement, j’emporte une
paire de jumelles de 10 x 25, et un appareil photo bridge avec un zoom
équivalent à un 1 000 mn (polyvalent et sur le ventre) et 2 000 (dans le
sac à dos) quand j’identifie un oiseau.
Quels sont les oiseaux rencontrés ?
J’en
ai photographié une bonne vingtaine mais il y en a beaucoup plus de
rencontrés. Du pipit maritime, huîtrier pie et chevalier gambette,
jusqu’au martin-pêcheur, grand gravelot, pluvier argenté en passant par
la mouette rieuse, le tourne-pierre à collier ou le grand cormoran. Mon
périmètre le plus fréquent va de la chapelle Sainte-Barbe au vieux port,
la zone la plus riche allant jusqu’à la cale à marchandises pour Batz.
Avez-vous constaté des évolutions ?
Il
y a une chute importante des effectifs. Ce n’est pas parce que l’oiseau
est vu que l’espèce se porte bien (goéland argenté ou moineau
domestique). Certaines espèces modifient leur migration et remontent
vers le nord (guillemot de troil). D’autres modifient leur parcours pour
cause de perte alimentaire et de zone de nidification (courlis cendré).
Enfin d’autres se sédentarisent (bernache cravant).
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